Déclaration liminaire du SNES lors de la CCPL du 01/03/2018

Les personnels en Allemagne, comme dans le reste du réseau AEFE, sont inquiets.

Ils sont inquiets quant ils pensent à leur avenir et à l’avenir du réseau.

 Le SNES dénonce le choix de l’AEFE d’utiliser les postes comme seule variable d’ajustement, sacrifiant ainsi les personnels, les établissements, et au final les élèves.

Suppressions massives de postes au CT de décembre 2017, redéploiements au dernier CT, tous ces choix pénalisent le réseau européen et allemand.

Le résultat de cette politique est bien visible lors de cette CCPL: aucun poste d’enseignement n’est vacant, car ils ont été supprimés. Cette gestion purement comptable, cette façon de « naviguer à vue » est scandaleuse et montre une gestion inhumaine des ressources humaines.

 

Les enseignants sont inquiets, et, quand Monsieur Bouchard déclare que la suppression des postes vacants ne sera bientôt plus suffisante, où qu’on déterre des rapports insinuant que la mobilité forcée est possible sans modification du décret 2002-22, leur inquiétude s’amplifie.

Les annonces présidentielles, qui parlent de mission pour réformer l’AEFE en profondeur, mais n’apportent aucun élément concret, ou qui reparlent de la vieille recette inefficace de financement privé ne font rien pour rassurer les collègues.

Cette inquiétude se manifeste par une mobilisation sans précédent, dans tous les établissements en Allemagne, depuis le mois de novembre 2017: les mouvements de grève et les actions de contestation s’amplifient. Aucune réponse n’est apportée par l’Agence, ni aux personnels, ni aux usagers qui soutiennent les mouvements.

Les collègues perdent leurs postes, les établissements leurs moyens, et l’AEFE semble s’être résolue à disparaître. Par exemple, au dernier CT, une grande partie de l’administration ne s’est pas dérangée : directeur adjoint, chefs de secteurs, experts, ont brillé par leur absence, semblant confirmer leur désintérêt pour la question.

Le SNES et les syndicats de la FSU dénoncent cette politique mortifère et demandent des actes concrets de l’administration, actes qui montrent que l’agence lutte pour sa survie. Les mots ne suffisent plus. Comment le personnel peut-il continuer à s’investir dans des projets, projets quotidiens ou de plus longue portée, comme le futur LFA, alors qu’ils se sentent comme des pions sur un échiquier en fin de partie ?

Le Snes-FSU poursuivra sans relâche ses actions syndicales pour la survie de l’AEFE et ses missions de service public de qualité. Les syndicats de la FSU ont choisi la défense du service public, ils feront tout pour bloquer les projets de privatisation.