Berlin, le 5 décembre 2019

 

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

 

 

Les enseignants grévistes du Lycée Français de Berlin ce 5 décembre s'élèvent vivement contre le projet de réforme des retraites dont les éléments sont connus au travers du rapport Delevoye. L'inquiétude est d'autant plus vive que le gouvernement semble toujours incapable de définir les contours de cette réforme à ce jour. Il semble bien par ailleurs que les enseignants seront les plus durement touchés par cette réforme. La lettre aux professeurs de M. Blanquer en date du 3 décembre en ligne sur le site du Ministère de l'Éducation Nationale et de la Jeunesse qui garantit une retraite inférieure au seuil de pauvreté aux enseignants pour une carrière pleine (1000 euros pour 1042 euros) n'est pas de nature à rassurer. Les enseignants restent dubitatifs quant aux revalorisations salariales promises après 6 années de gel du point d'indice (2010 2016), deux années de progression inférieure à l'inflation (2017 2018) et une revalorisation de leurs grilles en 2017 très faible pour les débuts de carrière.

 

 

En refusant en outre de verser un certain nombre d'indemnités statutaires à plusieurs catégories de personnels, l'AEFE semble décidée à aggraver les effets déjà extrêmement néfastes de cette réforme pour le pouvoir d'achat des futurs retraités.

 

Nous sommes déterminés à poursuivre par tous les moyens que le droit laisse à notre disposition la contestation de cette réforme dont les contours flous semblent masquer délibérément l'injustice.

 

Vous remerciant de votre attention, je vous prie d'agréer, Mesdames, Messieurs, l'expression de mes salutations distinguées

 

Pour les enseignants grévistes du lycée français de Berlin,

Sébastien Illiano, secrétaire du Snes Allemagne